Tout au long de ses « pièces », Sumalavia invite
le lecteur à se tenir dans une réserve douce, presque prudente, et sous le charme permanent d'une illumination discrète qui l'emporte sur les berges suaves et parfois amères de ces petits récits.
La poésie ici est omniprésente, celle du temps et de sa mélancolie, celle de la nostalgie lasse des souvenirs, celle de l'empreinte en demi-teinte des villes sud-américaines, celle enfin de toutes ces impressions péruviennes bercées des mélopées populaires du siècle dernier.

«  Écrivain intelligent au style très personnel »
Enrique Vila-Matas
12 €
Isbn : 978-2-918108-00-9
64 pages
Couverture satinée 300g/m2
avec rabats 8 cm
Papier ivoire 90g/m2
Dos carré collé-cousu
Ouvrage numéroté
de 1 à 1000
« Benjamin et moi, nous ferons un voyage dans un lieu très lointain. Nous irons dans un pays étranger dont l'histoire est fausse, comme celle de tous les autres pays. Là-bas, je réfléchirai uniquement au travail que j'ai à réaliser ; en fin de compte, je n'ai plus l'intention de me souvenir de qui que ce soit. Par contre, Benjamin pense sans cesse à son épouse enceinte. Il dit qu'il aimerait observer les enfants à naître ; en particulier le sien, qui n'a pas de sexe défini encore ; qui ne fait que s'alimenter, dormir et ne sait qu'aimer.
Nous devons partir et nous sommes de braves gars. »

« Un couple d'amis, mari et femme, m'a emmené dans un café pour m'apprendre qu'ils allaient avoir un enfant. Je ne le comprends toujours pas, mais de retour à la pension, je me suis saoulé puis j'ai commencé à prier.
D'autres après-midi, j'ai visité les musées d'histoire naturelle, et j'ai sans cesse posé des questions au guide.
Je jure d'être celui de la photographie. »